Photographie de Animateur poney

Animateur poney : animer, transmettre et éveiller les enfants au monde du cheval

· 5 min de lecture
L'animateur poney accueille, initie et encadre des publics — surtout des enfants — autour du poney et des activités équestres. Il conçoit des séances ludiques et pédagogiques, assure la sécurité des pratiquants et veille au bien-être des équidés. À mi-chemin entre le moniteur, l'animateur et le soigneur, ce métier exige sens du contact, rigueur et passion pour le monde équin. Envie de comprendre comment devenir animateur poney et quelles sont les perspectives ? Suivez le guide.

Description du métier

Missions principales

L'animateur poney conçoit et anime des séances d'initiation et d'entretien autour du poney pour des groupes d'enfants ou d'adolescents. Il prépare les poneys (pansage, sellerie), encadre la mise en selle et les jeux équestres, et adapte les activités au niveau des participants. Il est responsable de la sécurité du public et doit appliquer les protocoles de sécurité et d'hygiène. Il tient aussi un rôle éducatif : transmettre les bases du respect animal, du cavalier et du matériel, tout en favorisant le plaisir et la progression.

Environnement de travail

L'animateur exerce principalement en centres équestres, clubs hippiques, structures de loisirs, écoles, colonies ou fermes pédagogiques. Il travaille aussi lors d'événements (fêtes, kermesses) ou en accueil périscolaire. Les installations varient : carrières, manèges, paddocks et selleries. Le poste peut être saisonnier (été, vacances scolaires) ou à l'année selon la structure. Les horaires sont souvent décalés (après-midi, week-ends) et l'activité se déroule en extérieur, soumis aux aléas météo.

Profil et qualités requises

Ce métier demande un fort sens du relationnel et de la pédagogie : patience, clarté d'explication et autorité douce pour encadrer les enfants. Une bonne aisance équestre est nécessaire même si le niveau technique n'est pas toujours élevé. L'empathie envers l'animal, la rigueur en matière de sécurité et le sens de l'organisation sont essentiels. Physiquement, l'animateur doit pouvoir manipuler le poney, seller, nettoyer les boxes et rester debout plusieurs heures. Enfin, la créativité et l'aptitude à varier les activités font la différence.

Formations et diplômes

Parcours de formation classique

Plusieurs voies mènent au poste d'animateur poney. Le BPJEPS mention activités équestres reste le diplôme de référence pour encadrer l'équitation en autonomie et être rémunéré comme encadrant. Pour intervenir ponctuellement ou en accueil de loisirs, le BAFA complété par une expérience pratique peut suffire. Certaines structures recrutent des titulaires d'un CAPa ou d'un titre professionnel liés aux soins des équidés, combinés à une expérience pédagogique. Des formations courtes spécifiques à l'animation poney existent également.

Établissements et organismes de formation

Les centres de formation équestre, lycées agricoles, écoles privées et organismes agréés proposent le BPJEPS et les formations pratiques. La Fédération Française d'Équitation (FFE) recense les centres habilités. Les chambres d'agriculture, les centres AFPA et certaines associations proposent des modules courts ou qualifiants. Pour le BAFA, les organismes locaux et les fédérations proposent les stages requis. L'alternance est possible via des centres de formation et des clubs.

Coût et durée des études

Le BPJEPS dure généralement entre 10 et 18 mois selon le cursus et représente un coût variable (entre 3 000 et 12 000 € selon le financement et la gestion par la Région ou l'employeur). Le BAFA est moins cher (quelques centaines d'euros), et des aides ou prises en charge existent. Les CAPa et autres diplômes agricoles s'étalent sur 1 à 2 ans. L'alternance et les contrats d'apprentissage permettent souvent de financer la formation tout en étant rémunéré.

Compétences et qualifications

Compétences techniques

L'animateur maîtrise les bases de la mise en main : pansage, harnachement, contrôles de sécurité du matériel et conduites de poney en main. Il sait organiser des ateliers d'initiation (équilibre, parcours ludiques, jeux à poney) et adapter les exercices au niveau des enfants. La connaissance des premiers soins équins et des règles d'hygiène en sellerie est un atout. La capacité à repérer un problème de comportement chez un poney et à en informer le responsable technique est essentielle.

Compétences relationnelles

La pédagogie est centrale : expliquer, rassurer, encourager et corriger avec bienveillance. L'animateur sait gérer un groupe d'enfants, prévenir les conflits et communiquer efficacement avec les parents. L'esprit d'équipe est important pour coordonner avec le responsable de centre, les soigneurs et les moniteurs. Le sens commercial peut aussi être utile pour proposer des stages, baptêmes poney ou animations payantes.

Condition physique et prérequis

Physiquement, il faut être à l'aise avec la manipulation d'animaux, supporter des horaires debout et des tâches manuelles (nettoyage, manutention). Un niveau équestre correct (équilibre, assiette) est recommandé même si l'activité est essentiellement d'initiation. Les certificats médicaux et les assurances professionnelles sont souvent exigés. Enfin, un casier judiciaire vierge peut être demandé pour travailler avec des mineurs.

Débouchés et marché de l'emploi

Opportunités professionnelles

Les principaux employeurs sont les centres équestres, clubs hippiques, fermes pédagogiques, associations sportives et collectivités locales (écoles, centres de loisirs). Les animations ponctuelles se développent lors d'événements, animations commerciales et structures touristiques. L'offre d'emploi suit la demande locale : zones rurales et périurbaines avec forte pratique équestre recrutent davantage.

Statut professionnel

L'animateur poney peut être salarié (contrat à durée déterminée ou indéterminée), vacataire, autoentrepreneur pour des missions ponctuelles, ou travailleur associé à une structure associative. Certains deviennent intermittents ou proposent des prestations en libéral (animations, anniversaires, baby poney). Pour des postes pérennes, le statut salarié en centre équestre reste fréquent.

Régions et mobilité

Les régions rurales, touristiques et périurbaines offrent le plus d'opportunités (Nouvelle-Aquitaine, Bretagne, Occitanie, Pays de la Loire). La mobilité est souvent nécessaire pour trouver un poste stable : accepter de déménager ou travailler sur plusieurs lieux d'intervention augmente les chances. En période estivale, les emplois saisonniers se multiplient dans les zones touristiques.

Salaire et rémunération

Salaire débutant

Un animateur poney débutant en France perçoit souvent le SMIC horaire, soit environ 1 400 € net par mois en temps plein, quand il est salarié. Les contrats saisonniers ou à temps partiel réduisent la rémunération. Les vacataires sont payés à la séance ou à l'heure, souvent au taux du SMIC avec majorations éventuelles.

Évolution salariale

Avec de l'expérience, des qualifications (BPJEPS) et des responsabilités (gestion de poney-club, encadrement d'équipe), le salaire peut augmenter : 1 600 à 2 200 € brut pour un poste stable en centre équestre. Les animateurs en libéral peuvent, selon leur clientèle et leur spécialisation, dépasser ces montants mais prennent alors plus de risques entrepreneuriaux.

Facteurs influençant la rémunération

La taille de la structure, la région, la saisonnalité, les diplômes et la polyvalence (soins, pédagogie, gestion) influencent le salaire. Les prestations privées (anniversaires, événements) permettent de compléter les revenus. Enfin, la capacité à fidéliser une clientèle ou à développer des offres ludo-pédagogiques augmente le potentiel de gains.

Conditions de travail

Organisation du temps de travail

L'activité est calquée sur les rythmes scolaires et les saisons : fortes demandes les mercredis, samedis, vacances scolaires et en été. Les contrats peuvent être à temps partiel, saisonnier ou à l'année. Les journées combinent séances d'animation, entretien des poneys et gestion du matériel. Les horaires incluent souvent des fins d'après-midi et des week-ends, avec des amplitudes variables selon la météo et les événements.

Avantages du métier

Travailler avec des enfants et des animaux est souvent très gratifiant : voir la progression d'un enfant, créer des moments ludiques et transmettre la passion du cheval sont des satisfactions quotidiennes. Le contact avec la nature, la variété des missions et la dimension pédagogique attirent beaucoup. De plus, le métier offre des possibilités de cumul d'activités (cours, animations, soins) pour diversifier les revenus.

Contraintes et difficultés

Le travail est physiquement exigeant : manutention, nettoyage, météo, blessures légères et risques liés aux équidés (morsures, ruades). La saisonnalité peut entraîner une précarité financière pour les postes saisonniers. La gestion d'un groupe d'enfants exige vigilance permanente et capacité à anticiper les accidents. Enfin, la responsabilité légale vis-à-vis des mineurs implique une rigueur administrative et des assurances adaptées.

Évolution de carrière

Perspectives d'évolution

Un animateur poney peut évoluer vers des postes de responsable d'activités, chef de centre équestre ou moniteur en passant des qualifications (BPJEPS, DEJEPS). Avec de l'expérience, on accède aussi à la coordination d'équipes, à la gestion administrative et financière d'une structure ou à la conception de programmes pédagogiques.

Spécialisations possibles

Des spécialisations existent : animations handiponey (accueil des personnes en situation de handicap), équithérapie, pony-games, spectacle équestre ou tourisme équestre. Se former à ces domaines (modules spécifiques,Certifications fédérales) permet de se démarquer et d'augmenter ses opportunités professionnelles.

Reconversion et passerelles

L'expérience acquise permet des passerelles vers le soin animalier (soigneur), la gestion d'installation, la formation d'animateurs ou vers des métiers éducatifs (animateur territorial, éducateur sportif). Des formations complémentaires (gestion, communication, marketing) facilitent la création d'une activité indépendante.

Accès au métier et reconversion

Pour les jeunes et étudiants

Les jeunes peuvent s'orienter après un CAPa ou une seconde professionnelle agricole vers des formations équestres ou directement chercher des contrats en centre équestre. Le BPJEPS est conseillé pour enseigner et encadrer en autonomie. Des stages, baby-sitting poney et bénévolats permettent d'acquérir de l'expérience dès le lycée.

Pour les adultes en reconversion

Les adultes peuvent se former via des CIF, des dispositifs Régionaux, des formations courtes ou le BPJEPS en formation continue. L'alternance, le contrat de professionnalisation ou le congé individuel de formation sont des options pour financer la transition. L'expérience de vie et des compétences transférables (animation, enseignement) sont valorisées.

VAE et expérience professionnelle

La Validation des Acquis de l'Expérience (VAE) permet de faire reconnaître une expérience professionnelle en vue d'obtenir un BPJEPS ou un autre diplôme. Les heures d'encadrement, la tenue d'activités et les responsabilités auprès de publics divers sont prises en compte. La VAE facilite l'accès aux postes qualifiés sans reprendre un cursus long.

Réseau professionnel et réglementation

Les animateurs poney bénéficient du réseau de la Fédération Française d'Équitation (FFE), des syndicats professionnels et des associations locales qui regroupent responsables de centres et formateurs. Les règles d'encadrement sont strictes : pour encadrer en autonomie, le BPJEPS ou une équivalence est souvent exigée, et le respect des normes sanitaires et de sécurité est obligatoire. L'assurance responsabilité civile professionnelle est indispensable, tout comme les garanties pour les activités avec mineurs. Enfin, les structures doivent se conformer aux normes d'accueil du public et à la réglementation relative aux installations équestres.

Témoignages et retours d'expérience

Parcours inspirants

Julie, 28 ans, a commencé en tant qu'animatrice bénévole à 16 ans. Après un CAP agricole et un BPJEPS, elle gère aujourd'hui un poney-club et a développé des stages pour enfants. Son parcours illustre la combinaison formation et pratique nécessaire pour progresser. Autre exemple : Karim, reconverti après 10 ans en animation socioculturelle, a suivi un BPJEPS en alternance et anime désormais des ateliers handiponey.

Conseils de professionnels

Les professionnels conseillent d'accumuler de l'expérience dès que possible : babysitting poney, bénévolat, stages en club. Investir dans des formations courtes (sécurité, premiers secours, pédagogie) facilite le recrutement. Ils insistent aussi sur la nécessité d'apprendre la gestion d'une structure (planning, communication) pour évoluer vers des postes de responsabilité.

Réalités du terrain

Sur le terrain, le quotidien alterne moments très gratifiants (progrès d'un enfant, complicité avec un poney) et tâches moins glamour (nettoyage, réparation de matériel). La saisonnalité impose une organisation financière et personnelle. Le relationnel avec les parents peut être exigeant, et la polyvalence est indispensable : l'animateur est parfois moniteur, soigneur, communicateur et commercial.

Questions fréquentes (FAQ)

  • Quelle formation est nécessaire pour devenir animateur poney ? Pour des missions ponctuelles, un BAFA et une expérience pratique peuvent suffire. Pour encadrer en autonomie et être salarié à plein temps, le BPJEPS mention activités équestres est la référence. Des formations courtes et des modules complémentaires existent pour se spécialiser.
  • Quel niveau équestre faut-il avoir ? Un niveau d'équilibre et de confiance suffisant pour assurer la sécurité lors d'initiations est requis. Pour progresser et enseigner davantage, les diplômes fédéraux et le BPJEPS garantissent un niveau technique reconnu.
  • Combien gagne un animateur poney débutant ? Un animateur débutant perçoit généralement le SMIC horaire en tant que salarié, soit autour de 1 400 € net par mois en équivalent temps plein. Les vacataires et saisonniers sont payés à l'heure ou à la séance.
  • Peut-on travailler en indépendant ? Oui : certains animateurs proposent des animations privées (anniversaires, événements), prestations en entreprise ou fermes pédagogiques sous statut autoentrepreneur, mais cela demande prospection, assurances et gestion administrative.
  • Comment financer une formation comme le BPJEPS ? Les formations peuvent être financées par la Région, Pôle emploi, le CPF, l'alternance ou un employeur via un contrat de professionnalisation. Des aides locales existent selon les dispositifs régionaux.
  • Le métier est-il risqué ? Travailler avec des équidés comporte des risques (chutes, morsures, blessures). Le respect des consignes de sécurité, des équipements et une formation aux gestes d'urgence réduisent ces risques. L'assurance professionnelle est indispensable.
  • Quelles spécialités existent pour se démarquer ? Handiponey, équithérapie, pony-games, tourisme équestre et spectacle sont des pistes de spécialisation. Des modules fédéraux ou des certifications complémentaires permettent de se différencier.
  • Est-il possible de valider son expérience ? Oui via la VAE (Validation des Acquis de l'Expérience) pour obtenir un diplôme comme le BPJEPS si vous pouvez justifier d'heures et d'activités pertinentes. La VAE est un outil utile pour les reconversions.

Conclusion

Le métier d'animateur poney est fait pour qui aime le contact, la pédagogie et les animaux. Si vous êtes motivé, renseignez-vous sur les formations et sautez le pas : le terrain vous attend.

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